Expositions itinérantes

Des expositions itinérantes sont mises à la disposition de toutes les structures souhaitant les accueillir : écoles, mairies, associations, offices de tourisme... Elles ont été conçues pour permettre une approche thématique de l’histoire locale d’une façon attractive et s’adressent à tous les publics.

Le prêt est gratuit. Le transport est à la charge de l’emprunteur. Dans certains cas, une séance de présentation peut être assurée. Pour la réservation, il est souhaitable de prendre contact avec les archives suffisamment à l’avance.

Sept expositions sont actuellement disponibles :

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L’irruption de la guerre a considérablement modifié la vie des ariégeois. Les campagnes et les usines sont vidées de leurs hommes valides qui sont remplacés par leurs femmes.

L’opinion publique s’impatiente bientôt devant la durée imprévue de cette guerre : on se plaint de pénuries et on s’indigne contre tous ceux qui, jouissant des protections, se tiennent loin du front.

Les nombreux Espagnols, main d’œuvre indispensable, sont l’objet de la suspicion de l’administration française.

Malgré la censure, les souffrances dues à la guerre transparaissent dans la correspondance que les «poilus» font parvenir à leurs familles.

En 1919, on mesure l’étendue de la tragédie que fut la Grande Guerre quand chaque village compte ses nombreux morts, accueille ses blessés souvent mutilés, incapables de reprendre leurs anciennes activités professionnelles.

Plan de l’exposition

  • 1-2 - Les nouvelles conditions de la vie quotidienne
  • 3-4 - La surveillance de la frontière et des étrangers
  • 5-6 - Nouvelles du front
  • 7-8 - Retour

8 panneaux plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

La Révolution ayant laissé dans notre département peu de traces, la Restauration s’y est installée sans heurts.

Son administration s’appuie sur les notables, grands propriétaires maîtres de forges. Cependant, la remise en cause des droits d’usage suscite la révolte des populations des montagnes, dont le paroxysme sera la « Guerre des Demoiselles ».

Profitant de l’indifférence des plus riches au sort des pauvres, l’opposition libérale et républicaine commence à gagner des partisans. Après la chute du second Empire, les idées et les hommes s’affrontent à travers les titres d’une presse d’opinion en plein essor.

Les années 1889-1914 voient le triomphe du radicalisme, à l’image de son prestigieux représentant local Théophile Delcassé, député de l’arrondissement de Foix, ministre des Affaires Etrangères d’une France alors puissante de toutes ses possessions coloniales.

A l’issue de la Grande Guerre, la domination radicale s’érode jusqu’aux élections de 1936 où les trois arrondissements du département sont conquis par les candidats socialistes.

Plan de l’exposition

  • 1-5 - Du temps de notables à l’affermissement de la république (1815-1889)
  • 2-3 - Les maîtres de forges et l’opposition libérale républicaine
  • 4-5 - Le temps de la presse d’opinion
  • 6-8 - Le triomphe de la gauche républicaine et laïque (1889-1914)
  • 6 - La lutte contre l’Eglise
  • 7 - La domination du radicalisme
  • 8 - Théophile Delcassé
  • 9-10 - L’après-guerre et la progression des idées socialistes (1914-1936)
  • 9 - L’hégémonie radicale menacée
  • 10 - La montée du socialisme : S.F.I.O. et parti Communiste

10 panneaux plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

Nos ancêtres, poussés par la nécessité, n’hésitaient pas à emprunter pour leurs affaires, à pied, les nombreux et souvent mauvais chemins qui sillonnaient nos campagnes.

Dès le XVIIIème siècle, on commence à améliorer ces chemins pour les rendre praticables avec des voitures parfois lourdement chargées. Les ponts sont tout particulièrement l’objet d’une attention permanente. En s’améliorant le réseau routier s’est appauvri, privilégiant quelques axes.

L’essentiel du réseau actuel est né à la fin du XIXème siècle. On a modifié les tracés de la plupart des routes empruntant les fonds de vallées qui permettent des voies plus larges.

Le chemin de fer, à la même époque, a déçu : la circulation était lente et la grande ligne vers l’Espagne par le Puymorens jamais rentable, de sorte que la route a été et reste toujours le moyen de communication le plus utilisé.

Plan de l’exposition

  • 1-2 - « Des chemins affreux »
  • 3 - L’amélioration du réseau au XVIIIème siècle.
  • 4-5 - « Le pont de Foix : un chantier permanent »
  • 6-7 - Les grands travaux du XIXème et du XXème siècles
  • 8 - « Le beau système du chemin de fer »
  • 9 - Les difficultés du rail : Transpyrénéen et circulation locale

9 panneaux plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

L’homme a toujours utilisé la forêt pour survivre. Les activités qu’il y a menées en ont modifié la composition en favorisant certaines essences, comme le hêtre.

Ces activités ont été codifiées au Moyen-Age en droit d’usage, relations contractuelles qui liaient les propriétaires et les communautés. Mais la surexploitation désordonnée de la forêt finit par en menacer la    survie : dès le XVIIème siècle, les forges et une population montagnarde trop nombreuse prélèvent trop de bois pour permettre la régénération suffisante de la forêt. C’est pourquoi l’administration a eu très tôt le souci d’en limiter la dégradation avec plus ou moins de succès.

Finalement, c’est le déclin des forges et de la population qui a préservé la forêt.

Aujourd’hui, au contraire, elle progresse au rythme de l’abandon des montagnes, inversant une tendance pluriséculaire.

Plan de l’exposition

  • 1-2 - Depuis des millénaires, la forêt est nourricière
  • 3 - Les droits d’usage
  • 4 - Des espaces boisés menacés
  • 5-6 - Les forges
  • 7 -Difficultés d’exploiter le bois ariégeois
  • 8-9 - Le reboisement
  • 10 - La forêt aujourd’hui

10 panneaux plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

La fragilité de l’existence était présente dans la conscience et dans la chair de nos anciens : naissances risquées, épidémies, accidents dus à la rudesse d’une vie de travail concouraient à l’écourter.

Dans un monde où la foi occupait une place majeure, la maladie était perçue comme irruption de forces néfastes dans le corps, lieu de combat entre Dieu et le Mal. Mais loin d’être accablé par un sentiment de fatalité, le malade faisait face par l’usage traditionnel des plantes et recours au guérisseur. En désespoir de cause, il s’en remettait à l’intervention divine.

Les épidémies étaient, à certaines périodes, fréquentes et, de toute façon, redoutées.

La médecine officielle, urbaine et universitaire, mit longtemps à se montrer efficace. Le chirurgien, jusqu’en 1691 aussi barbier et perruquier, était plus en contact avec les corps des malades que le médecin. Formé par apprentissage auprès d’un maître, il effectuait la plupart des actes médicaux et la petite chirurgie. C’est la pratique hospitalière dans les grandes villes au XIXème siècle, imposée aux deux métiers, qui permit le rapprochement des deux corps. Les hôpitaux centres de soins, d'hébergement, et d’assistance aux indigents, sont restés longtemps un lieu de pauvreté et de détresse où les chances de survie du malade étaient faibles.

Plan de l’exposition

  • 1 - Face à la maladie
  • 2 - Remèdes de « bonne femme », empiriques et recours à la foi religieuse
  • 3 - La menace épidémique : de la peste…
  • 4 - …au choléra
  • 5 - Les progrès de la prophylaxie
  • 6 - Les médecins
  • 7 - Chirurgiens et apothicaires
  • 8-9 - Les hôpitaux
  • 10 - Le thermalisme

10 panneaux plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

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S’il est bien un mythe dans la tradition orale et écrite ariégeoise, c’est celui de l’or ! A tel point qu’on a voulu y voir l’origine du nom de la rivière Ariège et par voie de conséquence celui du département, alors qu’il s’agit d’un simple hydronyme relativement fréquent dans les Pyrénées. Il est vrai que l’Ariège et bien de ses affluents charrient des paillettes d’or. L’orpaillage y est attesté depuis l’époque gallo-romaine. Quant aux auteurs anciens, de Théophraste, Diodore de Sicile, Pline l’Ancien en passant par Poseidonios et Strabon, ils sont formels : « les Pyrénées fournissent un or particulièrement pur  ». Comme en témoignent de nombreux mémoires, l’orpaillage a été très actif jusqu’au XVIIème siècle, dans l’Ariège, essentiellement entre Crampagna et Saverdun avec Pamiers comme centre. Mais aussi dans le lit de la Lèze, de l’Arize et du Salat, en aval de Saint-Girons.

A Pamiers, chercher et recueillir de l’or de l’Ariège était un précieux privilège que les habitants défendaient dès 1477 devant le conseil de ville. Lorsque le comté fut rattaché à la couronne sous Henri IV, ce privilège fut confisqué et il fut attaché à la Monnaie de Toulouse, qui l’accordait au nom du roi, à la seule condition de vendre l’or au change de la monnaie.

Les orpailleurs étaient surtout des paysans et des pauvres gens. Ils faisaient cette cueillette avec des moyens très rudimentaires. Les meilleures récoltes avaient lieu après de fortes crues. Mais à partir de 1755, les propriétaires les chassèrent violemment pour exploiter eux-mêmes les sables aurifères. Au début du XIXème siècle, il ne restait pratiquement plus un orpailleur. De 1850 à 1938, il y eut une véritable ruée vers l’or qui amena une foule de prospecteurs issus de tous horizons professionnels (mécanicien, pharmaciens, dessinateur, etc.).

La « fièvre de l’or » s’empara des gens et une multitude de demandes d’autorisation de recherche fut adressée au service des mines. Il eut des recherches dans des zones inattendues car on croyait voir de l’or partout. Il semble que rien de sérieux ne fut fait et on laissa l’or alluvionnaire dans son sable.

Plan de l'exposition

  • 1 - L'orpaillage en Ariège de l'antiquité à nos jours
  • 2 - La «Gallia Aurifera»
  • 3 - L’orpaillage, un patrimoine ariégeois
  • 4 - Un travail de paysans
  • 5 - Le Pactole Ariégeois
  • 6 - L’art de l’orpailleur
  • 7 - Géographie des placers
  • 8 - La Ruée vers l’Ariège

8 panneaux de plastifiés de 0,85 x 1,10 m.

 

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Pour l’inauguration de l’extension de nos locaux, plus particulièrement notre nouvelle salle de lecture, nous avons choisi de présenter quelques documents parmi ceux qui nous sont parvenus depuis 1985, date de notre installation dans le bâtiment au 59 chemin de la Montagne.

Notre avons voulu mettre en valeur des pièces qui sont peu demandées par les lecteurs ou peu représentées dans nos expositions : des affiches, des documents venus de fonds départementaux, communaux ou privés, des photographies, dont l’intérêt peut être à la fois artistique et historique.

A côté de la plus ancienne pièce de notre fonds datant de 971, et d’une lettre émouvante de Louis XV à 11 ans, nous avons voulu privilégier des périodes proches de la nôtre et des témoignages de l’activité humaine que nous avons jusque là peu évoqués.

L’essentiel des documents présentés ont trait à la vie politique, à l’enseignement, au travail agricole, industriel, à la culture, ou des activités plus personnelles comme le sport.

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