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Bon de commande
“L’histoire vraie fut pourtant la plus belle. Elle eut la beauté pure de la foi et celle de la tragédie. L’Eglise interdite eut bien là « son siège et sa tête », là durant des années prêcha Guilhabert de Castres, de là partaient les prédicants qui se répandaient à travers les terres languedociennes au péril de la clandestinité, là on venait recevoir la bénédiction des Parfaits, là vécurent Corba et Esclarmonde et leurs sœurs et leurs frères avec Dieu dans le cœur. Et c’est là aussi qu’un jour de mars s’élevèrent les flammes d’un gigantesque brasier que sept cent cinquante printemps n’ont pas éteint.”L’histoire vraie fut pourtant la plus belle. Elle eut la beauté pure de la foi et celle de la tragédie. L’Eglise interdite eut bien là « son siège et sa tête », là durant des années prêcha Guilhabert de Castres, de là partaient les prédicants qui se répandaient à travers les terres languedociennes au péril de la clandestinité, là on venait recevoir la bénédiction des Parfaits, là vécurent Corba et Esclarmonde et leurs sœurs et leurs frères avec Dieu dans le cœur. Et c’est là aussi qu’un jour de mars s’élevèrent les flammes d’un gigantesque brasier que sept cent cinquante printemps n’ont pas éteint.”
“Alors, même si le château que l’on voit n’est pas celui des Bons Hommes et des Bonnes Dames mais celui des vainqueurs, même si l’on ne sait si l’humble calelh que l’on sortit un jour de terre éclaira jadis un consolamentum ou la veillée d’un seigneur français, penchons-nous sur Montségur et, au sein de la rumeur que les siècles tissèrent, retrouvons la mémoire…”