Service éducatif

Le service éducatif des Archives, lien entre les établissements scolaires et les archives départementales, permet aux enseignants et à leurs élèves d'avoir un contact direct avec l'histoire de leur département par l'intermédiaire des documents qui en sont l'écho.

1. faire la découverte du service public des Archives départementales (bâtiments, locaux de conservation, documents d'histoire locale du Xème au XXIème siècles). Durée de la visite : 1h30 environ.

2. travailler sur documents : avec des dossiers existants sur des thèmes précis soit proches du programme scolaire, soit plus originaux, comme par exemple l'histoire d'un village, d'une rivière, à condition de prendre contact au moins 15 jours à l'avance, pour se renseigner sur les ressources des fonds d'archives dans le domaine souhaité et pour laisser au personnel affecté au service éducatif le temps matériel de rechercher la documentation.

Les Archives départementales proposent également leurs expositions itinérantes qui sont prêtées gratuitement aux établissements scolaires qui en font la demande. Hors les groupes scolaires, le service des Archives peut accueillir d'autres groupes intéressés par l'histoire locale et dans les mêmes conditions.

 

 

 

1-Présentation :

A l’occasion du Centenaire de la 1ère guerre mondiale, les Archives de l’Ariège proposent gratuitement une exposition intitulée « L’Ariège dans la Première guerre mondiale ».

Cette exposition se compose de huit panneaux organisés en quatre thèmes selon le plan suivant :
- Panneaux 1 et 2 : Les nouvelles conditions de la vie quotidienne.
- Panneaux 3 et 4 : La surveillance de la frontière et des étrangers.
- Panneaux 5 et 6 : Nouvelles du front.
- Panneaux 7 et 8 : Le retour.

2-Mode d’emploi :

Pour découvrir cette exposition, deux possibilités :

*Soit dans les locaux des Archives :

Il peut être envisagé que les enseignants se déplacent sur le site des Archives à Foix pour voir cette exposition avec leurs élèves. A cette occasion, ils pourront rencontrer les personnes qui l’ont conçue et bénéficier d’une visite commentée des panneaux de l’exposition.
Lors de cette visite, les archivistes peuvent aussi proposer des documents authentiques dont le nombre ne cesse de croître suite aux dépôts que les citoyens sont de plus en plus nombreux à faire dans le cadre de la collecte du Centenaire.
Il suffit de prendre contact avec le service éducatif suffisamment à l’avance pour préparer ensemble une telle séance.

*Soit dans votre établissement :

Quatre exemplaires de cette exposition sont disponibles ; ils peuvent être prêtés aux établissements scolaires.
Il suffit de venir chercher les panneaux dans nos locaux après réservation.

3-Exploitation pédagogique :

Le service éducatif propose plusieurs pistes d’exploitation pédagogique de cette exposition aussi bien pour les écoles primaires que pour les collèges et lycées.

*Un questionnaire :

Vous trouverez en ligne un questionnaire

destiné à être rempli par les élèves à partir d’informations prélevées sur les panneaux. Libre à chaque enseignant de l’adapter en fonction de son projet pédagogique et du niveau de ses élèves.
En particulier, selon le temps dont vous disposez, il peut être judicieux de répartir les élèves en groupes de travail spécialisés sur l’un des quatre thèmes de l’exposition et ils pourront par la suite mettre en commun leurs recherches respectives.
Un corrigé peut vous être adressé sur demande.

*Des possibilités de travail en interdisciplinarité :

Plusieurs disciplines sont concernées.

- En Histoire, les enseignants pourront exploiter des documents de natures différentes : beaucoup de documents iconographiques (cartes postales, photographies) mais aussi des cartes et bien sûr des reproductions de documents officiels (manuscrits ou dactylographiés).
- En Espagnol, les professeurs de LV ou de DNL (en section européenne) trouveront des documents intéressants qui abordent les thèmes de la frontière et de la main d’œuvre étrangère.
- En Littérature, les enseignants de Lettres ou ceux qui interviennent en Littérature et Société pourront prolonger le travail sur l’exposition en évoquant par exemple le roman de M. Genevoix Ceux de 14.
- En Art, des travaux peuvent être menés sur des affiches, des photographies ou des sculptures de monuments aux morts comme par exemple celle de Capoulet-Junac conçue par A. Bourdelle.

*Quelques pistes pour approfondir :

- Un livre intitulé « L’Ariège pendant la 1ère guerre mondiale »
Les thèmes de l’exposition y sont abordés de manière beaucoup plus approfondie. L’auteur, Christine Rouaix (qui a par ailleurs conçu l’exposition) reprécise plusieurs points à la lumière de l’historiographie récente.

- Les « Lettres du Centenaire de la guerre 14-18 en Ariège » :
Rédigées par les archivistes, elles sont téléchargeables sur le site du Conseil Général de l’Ariège : www.cg09.fr Il y en aura quatre par an entre 2014 et 2018. Chacune est consacrée à une thématique.

Sinon sur le site des archives : Ici

 

Bibliographie commentée :

- Un ouvrage incontournable, qui reprend le contenu de l’exposition avec plusieurs approfondissements sur les divers thèmes qui y sont abordés ainsi que d’autres sujets :

  • Christine ROUAIX : L’ARIÈGE PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE , Conseil Général de l’Ariège, 2014

- Sur les questions militaires :

  • Collectif de l’association du Centenaire de la grande Guerre en Ariège: LES POILUS ARIÉGEOIS DANS LA GRANDE GUERRE , Hommage aux soldats de l’Ariège et de Midi-Pyrénées mobilisés au 17ème Corps d’Armée, ed Association de la Grande Guerre en Ariège, 2014.

- Sur les monuments aux morts :

  • Stéphane Garrigues, LES MONUMENTS AUX MORTS EN ARIÈGE ( 1919- 1924)  , Mémoire de maîtrise, 1991.
  • Marie d’Arzac, LES MONUMENTS AUX MORTS EN ARIÈGE APRÈS LA GRANDE GUERRE  , Dossier pédagogique des Archives Départementales de l’Ariège, 2002.

- Deux poilus étudiés à travers leur correspondance :

  • André Vuidepot, CORRESPONDANCE DE HENRI DOUMENC POILU ARIÉGEOIS ,e-book CANOPE, Académie de Toulouse, 2014.

http://www.cndp.fr/crdp-toulouse/ebook-ariege-1914-1918/

  • Louis Claeys, MARIUS PIQUEMAL SOUVENIRS DE GUERRE , in Bulletin de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, 1996.

 

- Revue d’Histoire-Géographie de l’académie de Toulouse :

  • Sous la direction de François Icher, COMMÉMORER LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ENTRE HISTOIRE ET MÉMOIRES , revue Pastel n°5, 2014

http://histoire-geographie.ac-toulouse.fr/files/standard/public/p82_7afaa3e14533183f89e79321d452344cPastel5_VF.pdf

 

 

Ce dossier pédagogique éclaire cette thématique en permettant  aux enseignants des cycles 3,4 ou des lycées de travailler sur des documents originaux à ancrage local.

Pour contribuer à la commémoration du 111ème anniversaire de la loi de Séparation des Églises et de l’État, le service éducatif de l’Ariège propose de partir de la célèbre photo (document 1)

  du parvis de l’église de Cominac où, en mars 1906,des ours défendent l’entrée de l’édifice lors de l’arrivée des agents de l’État (du service administratif des Domaines) venus procéder à l’inventaire des biens mobiliers et immobiliers du culte conformément à la loi qui vient d’être promulguée le 9 décembre 1905.

En la croisant avec des documents de natures différentes, les élèves sont invités à comprendre et analyser le processus d’application de cette loi, un texte fondamental qui est le socle de l’organisation laïque de la République.

 

Problématiques :

Comment se traduit l’application de cette loi en Ariège ?

Quels en sont les enjeux, les acteurs et les conséquences ?

Mise en œuvre :

On peut se donner comme objectif final de reconstituer la scène de la photo une fois que chacun a compris le rôle des différents protagonistes. Il s’agit ainsi d’écrire les dialogues de la scène qui se déroule devant cette église de Cominac, dans le hameau d’Ercé, non loin de St Girons.

Commençons par situer cette étude de cas.

Pour le décor, nous sommes dans les Pyrénées ariégeoises dont un petit aperçu peut être donné grâce à un site de géolocalisation (localisation de Cominac )En évoquant les noms de quelques autres villages de montagne (par exemple Bethmale) on peut insister déjà sur la force des  traditions (cf. orsalhers) dans ce territoire à forte identité. Ce caractère se retrouve dans la résistance du peuple aux autorités…

Le curé tient le rôle principal en protestant solennellement contre la loi qu’on vient lui imposer.

L’autre personnage principal n’est pas visible sur la photo, il s’agit de l’agent de l’État venu s’acquitter de la mission d’inventaire qui lui a été confiée.

La foule et les orsalhers sont là pour faire pression dans une ambiance qui oscille entre hostilité et festivité (on n’est pas loin du charivari).

 

1-    Proposition de travail avec les ressources des Archives :

Pour aider les élèves à comprendre les enjeux nous avons choisi d’accompagner cette photo de documents écrits (dactylographiés ou manuscrits). Ils sont présentés ici selon un degré croissant de difficulté (tant dans le déchiffrage que dans l’interprétation). Ainsi les enseignants pourront, en fonction du niveau des élèves, les exploiter en plus ou moins grand nombre, de façon individuelle ou collective.

Au démarrage, on peut masquer la légende de la photo (doc 1) pour laisser les élèves émettre diverses hypothèses sur notamment la présence de ces ours aux côté du curé en soutane.

Les hypothèses des élèves pourront être dans un second temps infirmées ou confirmées par l’article publié dans la presse locale

(document 2).  En effet quelques jours après l’événement, le journal « La Liberté St Gironaise » relate les faits. Dans ce compte rendu, le journaliste se montre indulgent envers ses compatriotes massés devant l’église.

 

Le ton du percepteur éconduit le 6 mars 1905 est tout autre dans son rapport. Cette source manuscrite

(document 3) donne un autre point de vue sur l’événement ainsi qu’une description peu flatteuse de certains habitants. Le fonctionnaire retentera de venir faire l’inventaire des biens de cette paroisse quelques jours plus tard (toujours en mars 1906) mais en vain

(document 4).

Les documents 3 et 4 étant similaires, ils pourront faire l’objet d’une étude par groupe suivie d’une restitution orale de leurs contenus respectifs.

On pourra présenter les ressemblances et les différences entre les deux sources historiques.

Les élèves ne manqueront pas, face à de tels documents authentiques, de commenter l’écriture (graphie mais aussi orthographe et style) de l’auteur. Si les élèves ont trop de problèmes de déchiffrage une transcription de ces documents est aussi proposée dans le dossier :

Transcription du doc 3 (pdf - 111,07 ko)

et

Transcription du doc 4 (pdf - 63,51 ko)

2-    Prolongements possibles :

Dans les deux documents précédents le procès verbal est adressé à la hiérarchie.

On pourra prolonger cette étude en EMC éventuellement en évoquant la chaîne de commandement dans l’administration. On la voit bien ici dans la mise en application de la loi de 1905.

Le percepteur fait son rapport au sous-préfet de Saint-Girons qui lui-même informe le préfet de Foix.

Ce dernier envoie ensuite un compte-rendu au ministre

(document 5). Vus de la capitale, ces incidents et cette résistance des peuples montagnards doivent paraître bien « exotiques »…

Le (document 6)

permet de rentrer progressivement dans le cœur de la loi de Séparation dont l’application a donné lieu à tant de situations complexes…

C’est une lettre du ministre aux préfets de tout le pays datée de mai 1905. On est donc avant la promulgation de la loi (le 9 décembre 1905). On pressent ici les difficultés que vont rencontrer les fonctionnaires pour faire appliquer l’article 4 du texte législatif (le texte de la loi peut être ajouté au corpus cf. annexe). Cet article stipule que des inventaires de biens seront nécessaires sur le terrain avant le transfert de propriété. En effet, depuis le Concordat, ces biens étaient placés entre les mains de la fabrique et désormais ils appartiennent à L’État qui les laisse gratuitement à disposition. Des associations se chargeront alors de subvenir à leur entretien et aux frais.

Pour une contextualisation et pour aider à comprendre pourquoi une telle loi était nécessaire, on peut illustrer cette séquence avec des extraits d’un docu-fiction produit par la chaîne LCP ; ce film de François Hanss intitulé La Séparation a été distribué en DVD dans tous les collèges et lycées en 2005 à l’occasion de Centenaire de la loi. Avant et après la reconstitution des débats du palais Bourbon (les six premières minutes ainsi que les quinze dernières minutes du DVD) résument le contexte avant et après la loi. Et parmi les nombreux documents présentés dans ce film on reconnaîtra une reproduction de notre photo de Cominac !

3-Pour aller plus loin encore :

Cette partie concerne surtout un approfondissement possible en EMC de Terminale pour étudier l’argumentation dans les débats de l’Assemblée Nationale qui ont duré plusieurs mois tout au long de l’année 1905.

Il est possible ici de commencer par rappeler aux élèves (futurs citoyens) les étapes à franchir par un  texte entre sa présentation au Palais Bourbon comme proposition de loi (ou projet de loi) et sa promulgation au Journal Officiel.

Mais entre ces deux moments, les débats parlementaires jouent un rôle de premier plan. Nous proposons ici aux élèves de travailler sur quelques arguments exposés dans un fascicule conservé aux Archives de l’Ariège et rédigés par Auguste Delpech.

Il s’agit d’un homme charismatique qui s’est manifesté comme le porte-parole des anticléricaux dans l’effervescence politique de cette Belle Époque. Sénateur de l’Ariège entre 1894 et 1903, il avait enseigné les Lettres à Jean Jaurès avant d’être nommé au lycée de Foix puis d’entrer en politique. Là il déploie une activité débordante. Il prend vivement position dans l’Affaire Dreyfus, il crée la Ligue des Droits de l’Homme, il préside le Grand Orient de France(affilié à la franc-maçonnerie). En tant que porte-parole des radicaux-socialistes, il est très écouté dans tout le pays.

Dans ce contexte qui amènera à la loi de Séparation il contribue fortement à préparer les arguments des Républicains. Cette propagande, il la propage tantôt sous le pseudonyme « Nivado » tantôt en signant de son vrai nom.

C’est le cas ici pour ces derniers documents reproduits qui sont des extraits d’une brochure d’une cinquantaine de pages destinée aux parlementaires :

Doc7 (pdf - 563,59 ko)

 

Conclusion :

Il est possible de réaliser cette activité en classe grâce à des documents originaux qui ont été numérisés par le service éducatif des AD09 (Archives Départementales de l’Ariège).

Les références des documents sont dans la bibliographie.

La reproduction de ces documents à d’autres fins que pédagogiques n’est pas autorisée.

Nous rappelons aux enseignants qu’ils sont invités à venir voir les documents authentiques avec leurs élèves sur place sur le site des AD09 à Foix.

A l’occasion d’une telle visite une présentation des rayonnages et des métiers liés aux Archives pourra être faite. Le service éducatif peut s’adapter à toute demande d’enseignant pour l’aider dans ses différents projets qu’ils soient historiques ou qu’ils concernent d’autres disciplines.

Dans le cas de cette activité sur la laïcité, une collaboration avec le professeur de Français pour l’écriture des dialogues de la scène qui se joue ici peut être judicieuse. L’enseignement en Littérature et Société au lycée se prête tout à fait à un tel projet.

 

Pour tout complément d’information, vous pouvez consulter le site http://archives.ariege.fr/ et /ou nous contacter :

*Par téléphone : 05 34 09 36 88

*Par mail : ou

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Documents d’archives :

  • 2 FI 666 : cartes postales de l’inventaire de Cominac en mars 1906.
  • 9 V 10 : Incidents lors des opérations d’inventaires (article du journal local « La Liberté Saint-Gironnaise » /rapports des percepteurs et receveurs / rapport du préfet de l’Ariège au ministre).
  • ZO 1285 : Brochure dédicacée de M Delpech, sénateur de l’Ariège, intitulée «  Pour la propagande en faveur de la séparation de l’Église et de l’État » (publié à paris en 1904).

Documents pour contextualiser :

A l’échelle locale :

Deux expositions :

* La vie politique dans l’Ariège (1815-1930) / exposition réalisée par le service éducatif des Archives de l’Ariège ( 10 panneaux).

* L’invention de la laïcité. L’État et les Églises de l’Aude / Catalogue de l’exposition réalisée par le service des Archives Départementales de l’Aude en 2005.

 

A l’échelle nationale :

La séparation, 1905, loi de séparation des Églises et de l’État / film de François Hanss / DVD distribué par le ministère de l’Éducation Nationale à l’occasion du Centenaire de la loi / ce docu-fiction propose une reconstitution des débats de la Chambre des députés en 1905 avec une mise en perspective en amont de la loi (Révolution Française, Concordat) et en aval (difficultés d’application de la loi dans les années 1980 et loi d’application de 2004).

 

Introduction

Cette séquence a été conçue comme un jeu de rôle. Les élèves sont invités à se transformer en historiens pour répondre à une demande de la mairie de Foix.

Cette séquence permet d’aborder la Révolution Française en l’ancrant dans l’histoire locale ainsi que dans l’environnement de proximité.

Prévoir  1h30 en classe ; 2h si vous choisissez de travailler avec les élèves sur le site des AD09 (Archives Départementales de l’Ariège) en divisant la séance en deux et en intercalant une visite du dépôt d’archives commentée par les conservateurs du Patrimoine.

 

Place de ce thème dans les programmes scolaires :

 

*  Au cycle 3 en CM1,pour le thème 3 qui s’intitule « Le temps de la Révolution et de l’Empire » le BO invite à montrer comment la Révolution française marque une rupture fondamentale dans l’ordre monarchique établi.

*  Au cycle 4 en Quatrième, on travaille dans le thème 1 sur « Le XVIIIème siècle , Expansions, Lumières et révolutions. »

*  Les élèves traitent aussi cette question au lycée :

   -    en Seconde générale et technologique, lorsqu’on étudie le thème 5 « La Révolution Française, l’affirmation d’un nouvel univers politique » pour comprendre les changements économiques, sociaux et religieux.

   -    dans le programme de Seconde de la voie professionnelle c’est une question optionnelle.

   -    en EMC, l’étude de la laïcité et des valeurs de la République peut aussi éventuellement être incarnée dans cette étude de cas.

 

Présentation du contexte :

En 2016, la commune de Foix, propriétaire des biens de l’Eglise a décidé de faire restaurer un tableau du XVIIIème siècle qui représente une scène de Pentecôte. Ce tableau provient de l’actuelle chapelle Saint- Jacques (anciennement nommée chapelle des Capucins) où il était entreposé jusqu’ à ce que soit récemment entreprise la rénovation de la toiture.

Rien n’indique qu’il a toujours été exposé là. En effet le patrimoine mobilier peut par définition être déplacé. Notamment les scènes religieuses (comme c’est le cas du tableau ici) ont pu venir orner différents lieux de culte. La ville en compte plusieurs aujourd’hui et en comptait encore davantage à l’époque de la Révolution.

Les historiens de l’Art de l’atelier de restauration, après un examen minutieux du tableau qui leur a été confié, rappellent le service culturel de la mairie pour les informer de leur découverte en enlevant les panneaux de bois qui constituent le châssis du tableau. Au dos de la toile en effet se trouvent des bandes de couleur bleu-blanc-rouge ainsi que des traces d’autres symboles révolutionnaires (un bonnet phrygien probablement) et des textes pour l’instant illisibles.

Ces éléments sont visibles sur le premier diaporama* joint ici 1 toile st volusien (presentation - 1,86 Mo) (en cliquant sur les noms écrits en gras et signalés par un *, il est possible d’accéder aux documents numérisés de ce dossier pédagogique).

La ville voisine de Tarascon, proche de notre chef-lieu du département, vient aussi de mettre à jour ce type de décor à l’occasion de la restauration du retable de son église de la Daurade.

Tout cela fait penser aux temples de la Raison. A partir de novembre 1793, les Hébertistes imposent un culte de la Raison. En mai 1794, Robespierre le transforme en culte de L’Être Suprême. Des symboles révolutionnaires (bandes tricolores, bonnet phrygien et faisceaux de licteurs de l’Antiquité, éléments maçonniques) ou des articles de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen viennent orner les églises où le culte décadaire remplace le culte dominical des catholiques. Cet épisode de la Terreur témoigne d’une véritable politique de déchristianisation qui s’accompagne d’une première laïcisation de la société perceptible à travers toute la symbolique révolutionnaire mise en place.

A Foix on peut supposer que le tableau de la Pentecôte a été retourné, le dos de la toile a été peint aux couleurs nationales pour re-décorer l’église convertie en lieu du culte révolutionnaire.

L’Ariège misant de plus en plus sur le tourisme, les élus responsables de la culture décident de profiter de ces restaurations pour revisiter et enrichir les commentaires des guides sur le patrimoine.

 Le conseil municipal fuxéen choisit donc de faire restaurer les deux faces du tableau qui seront présentées aux visiteurs accompagnées d’un commentaire sur l’histoire de ce tableau réemployé lors de la Révolution.

Pour s’assurer de la véracité de ces informations à livrer au public, il s’adresse donc aux spécialistes que sont les archivistes départementaux. Le problème est de savoir quel édifice religieux de la ville a été transformé en temple de la Raison et a donc pu accueillir le tableau en question.

 

La recherche se déroule en deux temps. D’abord il faut dresser la liste des différentes églises et chapelles de la ville à cette époque. Après avoir sélectionné les deux édifices les plus susceptibles d’avoir joué ce rôle, les élèves sont invités à construire un argumentaire pour affirmer que le temple de la Raison était bien situé là.

 

1ère partie de la séquence :

Il s’agit dans un premier temps de recenser tous les lieux de culte fuxéen pendant la période révolutionnaire.

Pour cela les élèves disposent de quatre documents d’archives.

-   Un plan daté de 1776 *

qui peut être croisé avec les autres documents

-   Une aquarelle représentant la ville au XVIIIème siècle *

Dans ce paysage urbain il est facile de repérer les édifices religieux à leurs clochers, puis de les localiser et de les nommer à l’aide du document cartographique évoqué   précédemment. Ce document iconographique n’est pas conservé aux Archives Départementales mais à la Bibliothèque municipale. Prévoir une projection pendant la séance.

-   Deux textes extraits du registre des délibérations municipales de la commune de Foix. Ont été sélectionnées les pages 15* d'une part 

  et la page 70-71*d’autre part.

 

En effet y sont répertoriées les noms de différentes églises, chapelles et oratoires de la ville où il est possible de célébrer le culte.

 

Le 12 juillet 1792, est adoptée la Constitution Civile du Clergé. Les prêtres qui refusent de la reconnaître sont dits « réfractaires »,ils sont déclarés hors la loi et persécutés. Les autres curés assermentés (appelés aussi « jureurs ») peuvent continuer à célébrer le culte en étant fonctionnaire au service de la Révolution.

 La contextualisation de ces documents permet d’aborder la question religieuse pendant la Révolution. Outre le nouveau culte révolutionnaire déjà évoqué ci-dessus, d’autres aspects peuvent être abordés :

-   les biens du Clergé vendus comme biens nationaux pour régler le problème financier de L’État,

-   le dilemme pour les prêtres :ils sont soit rejetés par la loi s’ils refusent la Constitution Civile du Clergé, soit rejetés par les fidèles s’ils ont choisi de prêter serment à ce texte,

-   la laïcisation de la société (calendrier, changement de noms de lieux).

 

Les élèves croisent et confrontent les informations relevées dans ces documents et établissent la liste des lieux religieux. Ils peuvent aussi s’appuyer sur leurs connaissances  personnelles du terrain dans la mesure où cette étude de cas concerne leur territoire.

Après discussion, il convient de sélectionner parmi cette liste les lieux les plus susceptibles d’avoir accueilli le culte révolutionnaire à savoir la chapelle des Capucins (actuelle chapelle Saint-Jacques) et l’église paroissiale Saint-Volusien. Est alors écartée la chapelle des Pénitents Bleus (qui n’existe plus aujourd’hui mais dont il reste une trace dans le nom de la rue où elle était située). La chapelle de Montgauzy ,trop excentrée, n’est pas non plus retenue. Cette dernière se situe à proximité des Archives Départementales (AD09) et peut être évoquée lors d’une venue sur le site des AD09 où les élèves peuvent voir les documents authentiques retenus pour cette activité. Une salle est à la disposition de groupes d’une vingtaine d’élèves pour travailler. Ils peuvent aussi voir les rayonnages où sont classés et conservés les documents de natures et d’époques différentes indispensables pour écrire l’Histoire. Cette visite des réserves peut être programmée entre les deux parties de cette séquence si vous décidez de la mener sur place aux AD09 avec l’aide de l’équipe du service éducatif qui vous accueille volontiers et qui reste à votre disposition pour s’adapter à vos projets.

 

2ème partie de la séquence :

Une deuxième série de documents est proposée aux élèves.

La problématique est maintenant la suivante :

Quel lieu a été transformé en temple de la Raison à Foix. Saint-Jacques ou Saint-Volusien ?

Pour trouver des arguments en faveur de l’un ou de l’autre, les élèves sont répartis en 4 groupes qui étudient chacun un document.  Une  Fiche - élève (pdf - 31,18 ko) * les aide à préparer la restitution orale à faire en fin de séance.

Les sources historiques proposées sont plus ou moins longues et accessibles. Les élèves vont être confrontés à différents problèmes techniques. Il faudra d’abord déchiffrer les écritures manuscrites du XVIIIème siècle. La lecture n’est pas facilitée du fait de l’absence de ponctuation, la confusion de certaines lettres (s et f), mais aussi des termes de vieux Français ainsi que des tournures de phrases très éloignées de la langue d’aujourd’hui.

Autre problème pour les historiens en herbe, le calendrier révolutionnaire. Dans leur volonté de faire table rase du passé les Conventionnels mettent un terme au calendrier grégorien. Mieux qu’une présentation du nouveau calendrier, les élèves ont à se confronter aux nouveaux découpages de l’année en frimaire et autre messidor...En effet, la date de chacun des documents doit être convertie à l’aide d’un tableau de correspondance*

.

-    le document le plus long et le plus difficile à décrypter est un extrait du registre de la SociétéPopulaire de Foix*.

On réservera ce document aux élèves susceptibles de travailler plus rapidement et efficacement. Après les avoir laissés se débrouiller avec la première page de la version originale, on leur donnera la  Transcription Registre de la Société Populaire de Foix (pdf - 17,80 ko) * de la totalité du document.

 

On pourra répartir l’analyse de ce document sur 2 sous-groupes d’élèves « efficaces ».

-    Les autres documents sélectionnés sont issus du registre des délibérations municipales dont quelques extraits avaient déjà été exploités dans la première partie de cet atelier, il s’agit des comptes-rendus de :

-    la séance du 25 messidor an II*

-    la séance du 18 floréal an II*

Aucune transcription n’est proposée ici car l’écriture est assez facile à comprendre et les textes sont courts. Toutefois, l’équipe qui encadre cet atelier peut venir prêter main forte pour la compréhension et l’interprétation.

-    Le dernier document est l’article d’un historien local, l’Abbé Louis Blazy (1872-1945), intitulé « Les fêtes nationales à Foix sous la Révolution »* rédigé dans l’Annuaire de l’Ariège 1911.

 

 

Bilan de la séance :

On peut, pour terminer, revenir à la chronologie et montrer sur la frise que cet épisode des temples de la Raison devenus ensuite des temples dédiés à l’Être Suprême s’inscrit dans un espace de temps très réduit sur la frise de la Révolution Française. On peut faire colorier la période correspondant à ce moment de la Terreur sur la frise chronologique

fournie en complément de cet atelier.

Mais l’essentiel de cette dernière phase de l’atelier concerne la restitution orale de l’analyse des documents.

Après ce travail en équipe , un porte-parole de chaque groupe présente les conclusions rendues par ses chercheurs en herbe. La synthèse peut se faire sous la forme d’un débat final auquel chaque groupe apporte sa contribution en argumentant.

Voici un tableau avec les arguments qui peuvent ressortir à l’issue de cette séquence :

Arguments en faveur de St Jacques ( ancienne chapelle des Capucins) Arguments en faveur de St Volusien

 

-          Le tableau a été entreposé ces dernières années dans cet édifice

 

 

-          Les citoyens actifs sont rassemblés aussi bien aux Capucins qu’à St Jacques quand il s’agit d’élire par exemple les juges de paix.

 

 

-          Le récit de la Société Populaire fait état d’une fête devant l’arbre de la liberté à l’issue de l’inauguration du temple de la Raison; or cet arbre a été planté sur les allées de Villote, comme ce document le précise.

 

-          L’édifice décrit comme temple de la Raison dans les sources est très vaste et comporte des galeries permettant au public d’assister aux séances depuis l’étage.

 

-          Des fêtes similaires sont attestées à Saint-Volusien en différentes occasions y compris avant la Révolution où lors des grandes célébrations, après un Te Deum dans l’église paroissiale les réjouissances se poursuivaient à Villote.

 

 

-          Chaque fois qu’un temple de la Raison est créé dans une ville, c’est le lieu de culte le plus prestigieux donc l’église paroissiale qui est convertie. A Foix, St Volusien.

La ville de Tarascon vient aussi de retrouver des vestiges révolutionnaires dans son église de la Daurade.

 

A l’issue du débat il se dégage une forte probabilité en faveur de Saint-Volusien mais l’équipe en faveur de St Jacques peut contredire les arguments avancés dans la 2ème colonne au point qu’un doute peut subsister. Aucune réponse tranchée n’est donc donnée à l’issue de cette séquence, ce qui peut déstabiliser les élèves. Mais c’est l’occasion de rappeler que dans toute démarche de chercheur rien n’est complètement sûr. Seules les preuves permettent d’arbitrer. En l’absence de preuve irréfutable le débat persiste. Un jour, peut-être, de nouveaux éléments viendront attester de la localisation du temple de la Raison à Foix sous la Révolution.

Conclusion :

Cette étude soulève bien des questions. D’autres incertitudes demeurent.

Le fait d’apposer la peinture sur l’envers d’un tableau religieux est très différent du fait de badigeonner le tableau lui-même. En procédant ainsi l’œuvre a  été respectée.

C’est encore une autre démarche de recouvrir directement les murs d’une église comme ce fut le cas avec les papiers peints récemment mis à jour à Tarascon.

2 Retable Tarascon (ms-powerpoint - 15,79 Mo)

Est-ce que tout cela ne révèle pas un certain degré de frilosité dans l’engagement révolutionnaire des Fuxéens ?

 

Bibliographie :

Documents AD09 :

-          Registres de la Société Populaire de Foix : 7L11

-          Registres des délibérations municipales de Foix : 300EDT/D2

-          Plan de la ville de Foix en 1776 : 1EDT/CC39-41

 Publications locales aux AD09 :

-          G. Arnaud, La Révolution en Ariège , 1903: 8°84

-          Abbé Blazy, Annuaire de l’Ariège 1911 , article « Les fêtes nationales à Foix sous la Révolution » : 1PER194/1911

-          Claude Delpla, L’église St Volusien : ZO 1808

-          Claudine Pailhès, Images de la Révolution Française en Ariège , Conseil général de l’Ariège, 1989 ;

-          Claudine Pailhès, article « Visages urbains et vie de rue. Foix des temps romans à la Seconde Guerre Mondiale, BSA 1995.

 Presse locale :

-          La Dépêche du Midi - Ariège, article publié le 3/12/2016, « Derrière une toile du XVIIIème siècle se cachent les vestiges du temple de la Raison ».

-          La Dépêche du Midi -Ariège, article publié le 15/7/2016, « Sous les tableaux de l’église des traces de la Révolution ».

Ouvrages généraux :

-          Direction Jean Tulard, Histoire et dictionnaire de la révolution Française (1789-1799), Robert Laffont, 1987.

-          Eric Hazan, Une Histoire de la Révolution française, éd Fa Fabrique, 2012.

-          Jean Clément Martin, Nouvelle Histoire de la révolution Française, éd Perrin, 2012.

 

Pour nous contacter  au service éducatif :

Christine ROUAIX   (responsable de l’accueil des publics)                                                   

Téléphone : 05 34 09 36 88

Adresse courriel : crouaix@ariege.fr

 

Véronique PASCAL (professeur chargée de mission)

Adresse courriel académique : Veronique.Pascal@ac-toulouse.ff

 

 

Atelier 7 (pdf - 6,61 Mo)

1- Introduction :

Il s’agit ici d’étudier la Seconde Guerre mondiale à travers l’expérience qu’en ont faite des enfants. Les cas retenus pour cette séquence concernent des enfants passés par l’Ariège et dont nous avons des traces dans les archives. Leurs destins sont divers. Certains résistent en interpelant les autorités (Samy) ou en s’engageant dans le maquis (Egon, Rudolf). D’autres emploient leur énergie à se cacher ou à s’évader à travers les Pyrénées ou les Alpes  (Heinz, Rudolf).Walter bénéficie de l’aide des USA où il immigre dès l’été 1941 mais s’engage ensuite dans l’armée américaine pour revenir en Europe participer aux côtés des Alliés à la libération de la France. Quant à Rosa elle se laisse mourir de chagrin.

Le point commun de ces personnages dont les élèves vont avoir à reconstituer une courte biographie à partir d’une sélection de documents présentés aux Archives, est qu’ils ont presque tous (à l’exception de Samy) été recueillis à un moment de leur vie par la Croix Rouge Suisse qui a ouvert une « colonie d’enfants » dans la campagne ariégeoise non loin du village de Montégut-Plantaurel, au château de La Hille (géo localisation : google maps ).

Beaucoup  été dit et écrit sur les enfants de Chambon ou d’Izieu mais l’histoire et la mémoire de ces enfants réfugiés dans les Pyrénées est beaucoup moins connue.

Cette séquence a été conçue pour accompagner les Rencontres de Prayols qui se tiennent du 11 au 14 octobre 2017. Le thème choisi pour cette 8ème édition est « Mémoire et oubli ».Le but de ce festival d’Histoire est de favoriser une approche vivante de l’histoire locale de la Seconde Guerre Mondiale en montrant le rôle déterminant joué par les Guérilleros espagnols .L’association « Prayols, Résistances, Mémoires et Fraternité » mène avec l’Education nationale un partenariat visant à une éducation active à la citoyenneté. Les différentes activités artistiques et pédagogiques qui sont proposées visent à promouvoir les valeurs de fraternité et de solidarité entre les peuples.

 

Conditions pratiques :

-    Durée de la séquence : 3h (2h de recherche guidée par les élèves et 1h de présentation des Archives).

-    Effectif : 25 élèves maximum compte tenu de la capacité d’accueil de la salle pédagogique du service des Archives et pour un bon encadrement des groupes par l’équipe du service éducatif sur place.

2- Place du thème étudié dans les programmes scolaires :

-   Au cycle 3, en CM2, le thème 3 qui s’intitule « La France, des guerres mondiales à l’Union européenne » donne les préconisations suivantes :

A partir des traces (...) de la Seconde Guerre mondiale dans l’environnement des élèves (lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration), on présente l’ampleur des deux conflits en les

situant dans leurs contextes européen et mondial. On évoque la Résistance, la France combattante et la collaboration. On aborde le génocide des Juifs (...).

 

-  Au cycle 4, en 3ème, le thème 1 qui s’intitule « L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) » donne les instructions suivantes pour aborder la Seconde Guerre mondiale :

Violence de masse et anéantissement caractérisent la Deuxième Guerre mondiale, conflit aux dimensions planétaires. Les génocides des Juifs et des Tziganes ainsi que la persécution d’autres minorités sont étudiés.

 

-Au lycée, le sujet est abordé en 1ère et en Terminale :

*  En 1ère bac pro, cette séquence peut être raccrochée au thème 2 « De L’État Français à la IVèmeRépublique » (1940-1946).

*  En 1ère technologique, le thème 2 intitulé « guerres et paix 1914-1945 » préconise d’aborder l’ Europe comme « espace marqué par deux conflits mondiaux » en mettant l’accent sur la « Seconde Guerre mondiale , une guerre d’anéantissement » et sur les génocides.

*  En 1ère générale, le chapitre correspondant s’intitule « La guerre et les régimes totalitaires au XXème siècle ». Il inclut l’étude de la Seconde Guerre mondiale y compris l’étude de la Shoah et celle la Résistance en France.

*  En Terminale, le thème 1 « L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale enFrance »cadre parfaitement avec les activités proposées ici. On peut aussi envisager une interdisciplinarité Histoire-Philosophie.

 

3- Déroulement de la séquence :

  • Présentation générale du dépôt des Archives de l’Ariège(ADA) par Christine Rouaix ( 1h environ) :

Lors de la visite des magasins, commentaires divers dans les rayonnages (quantité d’archives conservées aux ADA, diversité des documents, méthodes de conservation, classement en différentes cotes, extension des bâtiments) ainsi que présentation de la salle de lecture  méthode de recherche documentaire, numérisation de documents, site internet des ADA).

Cette visite des rayonnages qui impressionne toujours les élèves peut être programmée en milieu de séquence pour ménager aux élèves une pause dans leurs recherches.

 

  • Travail en salle pédagogique (2h environ).

-          Présentation de liasses de documents qui ont été sélectionnées en amont pour préparer cette séance. Explication sur les cotes des documents, ouverture ensemble des dossiers et commentaires par types de documents (ouvrages publiés, PV de gendarmerie, listes manuscrites ou tapuscrits…).

 NB- Certains documents peuvent être sur internet (prévoir un ordinateur).

-          Constitution de 7 groupes d’élèves (environ 3 élèves par groupe) et présentation du thème général de la séance en lien avec le sujet des Rencontres de Prayols.

-          Chaque groupe reçoit un ensemble de documents et une feuille de route qui l’aide à exploiter ses documents. Il renseigne la fiche de synthèse. Ces recherches « à la manière des historiens » durent environ 45 minutes. Elles sont encadrées par l’archiviste et le professeur. Parmi les 7 ateliers proposés, 6 concernent des biographies d’enfants à établir. L’atelier n°2 est un peu différent puisqu’il invite à décrire la création de la colonie de La Hille. En cliquant sur les noms des ateliers (écrits en gras) dans la liste ci-dessous, il est possible d’accéder à l’ensemble des documents sélectionnés pour chaque groupe de travail :

 

-Groupe 1 : Samy GOLDFAYN

Atelier 1 (pdf - 2,60 Mo)

-Groupe 2 : Création de la colonie d’enfants du château de La Hille.

Atelier 2 (pdf - 5,45 Mo)

-Groupe 3 : Heinz BRUENELL

Atelier 3 (pdf - 3,62 Mo)

-Groupe 4 : Rudolf OHLBAUM

Atelier 4 (pdf - 2,89 Mo)

-Groupe 5 : Rosa GOLDMARK

Atelier 5 (pdf - 5,32 Mo)

-Groupe 6 : Egon BERLIN

Atelier 6 (pdf - 5,93 Mo)

-Groupe 7 : Walter REED

Atelier 7 (pdf - 6,61 Mo)

-          Restitution orale (1h) des résultats des recherches en s’appuyant plus ou moins sur la fiche-élève qui était à compléter. Lors de cette synthèse en classe entière, il est préférable de suivre l’ordre des ateliers pour plus de cohérence. Par ailleurs, comme les informations se recoupent, un échange entre les différents groupes quant au contenu de leurs recherches est souhaité. Un diaporama avec des photos d’archives montrant la vie quotidienne de la colonie et permettant d’identifier certains des enfants étudiés peut être projeté pour illustrer les présentations des différents groupes.

 

-          Bilan de l’atelier en croisant les différents cas étudiés et en les reliant à la problématique générale. Visionnage d’extraits du film documentaire Un îlot dans la tempête consacré au sujet dans lequel est interviewée l’Archiviste de Foix ainsi que d’un court documentaire où l’un des enfants de l’Atelier, Walter Reed, devenu adulte témoigne et montre son cheminement vers la résilience (cf lien suivant: Walter Reed.The color of justice. (prolongement possible en section euro-Anglais avec cette vidéo ainsi qu’avec l’ouvrage de Walter Reed The children of La Hille).

 

4- Conclusion :

 

Il ne s’agit ici que d’une proposition de travail. Les activités sont bien sûr adaptables :

-en fonction du niveau des élèves : en cycle 3, on peut « couper » les textes pour sélectionner les passages les plus pertinents qui permettent d’élaborer la biographie attendue. L’atelier n°6 sur Egon Berlin ne propose d’étudier que des documents iconographiques et peut être réservé à des élèves qui ont quelques difficultés avec les textes.

-en fonction du projet et des objectifs pédagogiques de l’enseignant : s’il veut davantage ancrer l’étude sur l’histoire du territoire de ses élèves.

 

Pour toutes questions, l’équipe du service éducatif est disponible :

 

Christine ROUAIX  

(responsable de l’accueil des publics)                                                    

Téléphone : 05 34 09 36 88

Adresse courriel : crouaix@ariege.fr

Véronique PASCAL

(professeur chargée de mission)

Adresse courriel académique : Veronique.Pascal@ac-toulouse.fr

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