Cahiers de doléances de la communauté de Seix

1789 (AD09, 136EDT/AA7)

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En 1788, le royaume de France doit faire face à une grave crise financière.
Afin de créer de nouveaux impôts, Louis XVI doit préalablement convoquer les Etats généraux du royaume qui n’avaient pas été réunis depuis 1614.

Le roi invite ses sujets à élire des députés, représentant les trois ordres de la noblesse, du clergé et du tiers état, et à rédiger des cahiers de doléances :

Le roi, en adressant aux diverses provinces soumises à son obéissance des lettres de convocation pour les États généraux, a voulu que ses sujets fussent tous appelés à concourir aux élections des députés qui doivent former cette grande et solennelle assemblée ; Sa Majesté a désiré que des extrémités de son royaume et des habitations les moins connues, chacun fût assuré de faire parvenir jusqu’à elle ses vœux et ses réclamations.”

Ainsi débute le préambule du règlement fixant l’organisation des opérations électorales et les procédures de rédaction des cahiers.

Dans chaque paroisse, on rédige trois cahiers, pour chaque ordre. Les cahiers des paroisses sont ensuite envoyés au siège de la sénéchaussée pour être synthétisés en trois autres cahiers qui sont envoyés à Versailles où les Etats Généraux s’ouvrent le 5 mai 1789. Ces cahiers sont porteurs de nombreuses revendications sociales et fiscales.

Ainsi, la communauté de Seix réclama une réforme fiscale, la vérification de la dette nationale, la suppression de toutes les entraves au commerce de province à province et à l’entrée des villes (elle était bien placée pour cela, enclave du Languedoc au sein du Couserans), la suppression de la dîme, des justices seigneuriales, de la milice, des pensions, l’accès des sujets du tiers état à toutes charges judiciaires et militaires.