Quand Saint-Girons était une station thermale !
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Après l’arrêt de l’activité thermale aux Thermes d’Audinac-Les-Bains, une société entreprend de ressusciter cette activité non pas à Audinac mais à Saint-Girons où un grandiose projet prévoit de transformer la sous-préfecture couserannaise en Saint-Girons-Les-Eaux.
La société obtient, le 21 septembre 1951, l’autorisation d’exploiter l’eau thermale à Saint-Girons. Une partie de cette eau, gazéifiée et mise en bouteille, devait concurrencer Perrier. L’affaire eut un commencement d’exécution. L’eau est amenée à Saint-Girons par une canalisation de 4,5 km. Au centre d’un espace de plus de 2 hectares, au sud de la ville, une rotonde, abritant la fontaine de la Grande Source Aunac est construite ainsi que, dans son voisinage, l’usine de mise en bouteille de l’eau.
Une abondante publicité accompagne cette entreprise. Le peintre d’origine ariégeoise et de renommée internationale, René-Gaston Lagorre, réalise une affiche sur Aunac, « l’eau frétillante de la montagne ». Une belle jeune femme vêtue seulement d’un minuscule pagne et de sabots bethmalais, à longue pointe, surgit au milieu des sapins et des eaux frémissantes, levant haut, au-dessus de sa tête, une bouteille contenant l’eau merveilleuse.
Cette affiche couleur, mesurant 120 cm x 160 cm, fut imprimée en 1950, à 1000 exemplaires, par les établissements Moullot Fils Ainé, de Marseille.
Malgré son charme, l’affiche ne put sauver l’entreprise : en mars 1957, il est mis fin à l’exploitation pour embouteillage. Les terrains, où devaient s’élever des hôtels, un grand et un petit casino, furent vendus comme terrains à bâtir. La rotonde fut asséchée et encerclée de villas. Cette belle affiche est aujourd’hui tout ce qui reste de Saint-Girons-Les-Eaux.