Château d’eau de Sainte-Hélène à Foix

XXeme siècle (AD09, 2 Fi 392)

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Les Fuxéens connaissent sous le nom de « Château d’eau de Sainte-Hélène » une bâtisse curieusement perchée sur un éperon rocheux et sur le côté le plus à l’ombre de la forêt du Saint-Sauveur. Or cette construction n’est pas un château d’eau et n’a jamais appartenu à une quelconque famille Sainte-Hélène. Son nom remonte, en fait, à la seconde moitié du XIXe siècle et est le produit d’un curieux amalgame.

En 1858, la maison appartient à Pierre Eychenne, né le 2 mars 1795, qui est un ancien soldat de l’armée napoléonienne et a notamment participé aux campagnes de 1812 à 1814. A cette date, il se voit décerner la médaille de Sainte-Hélène, médaille créée en 1857 par Napoléon III, qui récompensait tous les soldats des guerres de la Révolution et de l’Empire, et dont Napoléon 1er avait souhaité la création dans son testament.

La distribution solennelle aux anciens militaires ariégeois est faite à Foix le 28 février 1858. Les récipiendaires arborent fièrement leur médaille dans les rues de la ville. C’est ainsi que la maison de Pierre Eychenne devient, pour les Fuxéens, la maison du médaillé de Sainte-Hélène, locution contractée, plus tard, en maison ou villa Sainte-Hélène

La maison de Pierre Eychenne surplombe, à quelques mètres en contrebas, un réservoir d’eau, niché dans une grotte et alimenté par le ruisseau Tripoulle (du nom du lieu-dit), ou source dite Oizel du nom du propriétaire de la parcelle Jean Baptiste Oizel. Dans les années 1880, on construit sur ce lieu un réservoir d’eau souterrain qui donne ainsi son nouveau nom à la villa Sainte-Hélène.