Un as des as dans le ciel ariégeois. Marcel Brindejonc (1892-1916)

1911 (AD09, 18 Fi 757, 18 Fi 758, 64 Fi 886, 64 Fi 797, 2 PER 21/1911)

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C’est en 1911 que, pour la toute première fois, les Ariégeois voient des avions dans le ciel de l’Ariège. Ils profitent ainsi des grandes fêtes aériennes qui deviennent à la mode dès 1910.

Ce sont les Saint-Gironnais qui ouvrent le bal : les 23 et 24 avril 1911, la capitale du Couserans accueille une foule immense venue admirer les exploits de Louis Gibert dans son monoplan Blériot. Puis les 13, 14 et 15 août 1911, ce sont les Lavelanétiens qui découvrent le tout jeune mais célèbre Marcel Brindejonc des Moulinais sur son Morane. Le 8 septembre 1911, il survole Foix et la Barguillère puis file saluer les Appaméens et les Tarasconnais. Il est de retour à Pamiers les 19, 20 et 21 août 1911.

Le jeune prodige breton est né en 1882. Issu de l’école d’aviation de Pau, tout juste muni de son brevet de pilote le 23 avril 1911, il participe à de nombreuses fêtes aériennes dans le sud de la France (Toulouse, Pau, Carcassonne..) afin de rembourser le prêt que lui avait consenti sa famille. Ses exhibitions en Ariège sont un immense succès, rapportant de belles sommes dont une partie est attribuée aux bureaux de bienfaisance. L’aviateur est porté en triomphe et ses exploits célébrés dans la presse et on publie des cartes postales de ses exploits.

Il remporte la coupe Pommery, après avoir parcouru la plus grande distance en un jour le 10 juin 1913 pour relier Paris à Varsovie. Mondialement connu, il devient, à 21 ans, le plus jeune titulaire de la Légion d’honneur. Il reste, à ce jour, l’un des meilleurs aviateurs français. Engagé dans l’aviation française pendant la première guerre mondiale, il est abattu par erreur par des avions français le 18 août 1916 près de Verdun.